Il est temps de rétablir l'autorité de l'Etat et de sanctionner sévèrement ceux qui instrumentalisent ce qui est arrivé au jeune homme brutalisé par des policiers pour semer les ferments du séparatisme, de la haine et de la mise en accusation de la police et de l'Etat, alors que la justice a fait son travail et a inculpé les auteurs de sévices.

Le discours de victimisation permanente que l'on entend dans les banlieues devient de plus en plus insupportable, alors que la plupart de ceux qui y vivent bénéficient des aides sociales à un niveau élevé et ne paraissent jamais se rendre compte qu'ils bénéficient de la solidarité nationale. Ils ont leur part de responsabilité dans les ambiances délétères qui règnent en banlieue en rejetant sur autrui la source de leurs difficultés et en mettant en permanence en accusation l'Etat, le système et la police pour s'exonérer de toute réflexion. Une telle attitude ne suscite plus la compassion mais l'exaspération et participe des difficultés que rencontrent les habitants des quartiers.

Il devient comique aujourd'hui de voir certains jeunes parler de "respect" alors que pour eux le respect c'est la soumission. Quand ils parlent d'exiger le respect, c'est que l'on baisse les yeux devant eux et que l'on file doux qu'ils attendent. Et parlons un peu de leur façon d'exercer le pouvoir dans les quartiers, par la menace, l'insulte, les coups aussi... ils instaurent un climat de violence quotidienne dont leurs voisins sont les premières victimes.

Cela n'empêche pas le fait que les policiers ne doivent pas se comporter comme des voyous. Mais là où côté police les brebis galeuses ont été dénoncées et inculpées ; côté banlieue, on constate que les brebis galeuses sont devenues un vaste troupeau et que leurs exactions ne sont guère dénoncées par leurs voisins et sont aussi contagieuses que virulentes.

On a beaucoup glosé pour savoir qui avait sorti une enfant d'une voiture encerclée et brûlée par des manifestants. La vraie question c'est de savoir comment on peut être assez monstrueux pour mettre le feu à une voiture où se trouvent des gens, dont deux enfants petits.

Mais le guet-apens où deux policiers avaient failli mourir dans l'incendie volontaire de leur voiture il n'y a pas si longtemps montre qu'en matière de respect de la vie d'autrui, certains acteurs des émeutes urbaines ont abandonné toute mesure et toute humanité.

Céline Pina