Attentats au Royaume-Uni : "Londres a abrité des théoriciens du jihad et de la radicalité de l'islam"

Texte par Assiya HAMZA

Alors que le Royaume-Uni a subi trois attentats en trois mois, Theresa May a admis que le gouvernement avait sans doute un peu trop laissé prospérer le radicalisme islamiste au nom de la liberté d'expression.

"Enough is enough" ("trop c’est trop"). Cette petite phrase, prononcée par Theresa May au lendemain de l’attentat du London Bridge qui a fait sept morts et 48 blessés, est loin d’être un simple aveu d’échec face à un terrorisme qui a endeuillé trois fois la Grande-Bretagne ces trois derniers mois. Car au-delà de ce constat implacable, la chef du gouvernement britannique a fait un véritable mea culpa. Dans sa quête de construction d’une société multiculturaliste idéale, le Royaume-Uni est devenu le terrain de prédilection du radicalisme islamiste.

"Il n’y a pas de fumée sans feu. La Grande-Bretagne est quand même le pays, la ville de Londres en particulier, où l’islamisme moderne, la radicalité de l’islam s’est développée dans les années 1970-1980, analyse pour France 24, Alexandre Vautravers, professeur de relations internationales à l’université de Genève. À trop jouer avec le feu, on se rend compte que l’on peut se brûler. Malheureusement aujourd’hui, le gouvernement britannique, qui s’est beaucoup intéressé à ces questions et a abrité des théoriciens du jihad et de la radicalité de l’islam, se rend compte qu’il est très difficile de remettre le couvercle sur la boîte".

texte complet :

http://m.france24.com/fr/20170604-attentat-londres-terrorisme-tolerance-islamisme-salafisme-communautarisme-islam